1) Historique des nouvelles

Les premières nouvelles que j’ai écrites ont été pour moi très difficiles à « pondre ». Je n’avais pas l’habitude, et aucun style (dela à dire que j’en ai un aujourd’hui…). Il me fallait m’inspirer tant bien que mal de mes lectures diverses de SF, autant dans la forme que les grandes idées. Je pouvais passer plus d’un mois sur une toute petite nouvelle, pour au final m’apercevoir que je ne la trouvais pas trop à mon goût. Ceci dura en fait jusqu’à fin 2004, ou je commence la rédaction sur mon ordinateur portable (avant j’écriais sur un cahier petit carreaux à spirales) d’une nouvelle que je veux assez longue et qui a tout pour me plaire : elle commence par trois histoires très différentes qui vont se rejoindre peu à peu pour n’en former plus qu’une. Réussir à intriquer ces trois récits qui se chevauchaient au fil des pages était pour moi un vrai défit. Malheureusement cette nouvelle ne sera jamais finalisée car l’écran de mon portable me lâche, ce qui me contraint à le ramener au service après vente, oubliant de faire des copies au préalable de ce qui se trouve sur le disque dur. De retour de réparation, je vous laisse imaginer ma surprise, puis mon découragement lorsque je m’aperçois qu’il a été formaté, contre ma volonté…A peu prés dix mille mots déjà écrits (il en restait au moins autant en écrire), puis détruits. Je ne me rappelle plus dans les détails l’histoire, si ce n’est qu’elle commençait dans une bibliothèque futuriste avec un détective privé cherchant des détails historiques sur un accident de cargo spatial étrange.

Le temps passe un peu, mais à la fin du moi de mai, je commence la rédaction de Invasion inattendue. Je la laisse de coté pendant quinze jours, à cause de mes études (je suis scientifique de formation). Je dois bientôt partir en vacances, et je dois faire tourner des calculs informatiques, pour que mon chef d’alors puisse les présenter dans un congrès, avant mon départ. Une fois les vacances entamées, je retourne chez mes parents pour cinq jours. Très vite, je m’aperçois que Invasion inattendue (5000 mots) est la première nouvelle que j’arrive à écrire rapidement, avec une certaine aisance qui plus est : sans avoir à corriger trop souvent l’histoire, trouvant instantanément les bons mots. Je la finis d’une traite dans la nuit qui suit, c’est vous dire si j’ai beaucoup dormi cette nuit là…

Le lendemain, alors que je ne pensais pas écrire une autre nouvelle avant un certain temps me vient l’idée de Un corps parfait, qui se passe dans le même univers que Invasion inattendue, quoique d’un point de vue différent (l’héroïne vit dans le système solaire, alors que dans la première nouvelle, l’histoire se passe dans un système déconnecté par des effets de relativité). Elle est assez courte (3600 mots), mais je m’y attelle tout de suite : je la finis en deux jours seulement (sans compter la relecture, plus longue^^). Elle a été conçue à l’origine uniquement dans le but d’arriver à sa conclusion : juste pour écrire la toute dernière phrase de la nouvelle, que reprend le titre. Mais je ne vous en dit pas plus. Je trouvais cela amusant d’écrire une petite histoire qui conduise à une chute de ce style.

Je me rends vite compte qu’une troisième nouvelle est nécessaire pour tout comprendre à ce micro univers que j’avais mis en place sur un coup de tête. La classe des Psychis boucle la boucle. Cette nouvelle, à peine plus longue (5400 mots), permet d’expliquer pourquoi les Irsutiens font la découverte du cerveau commande PsychisIII dans Invasion inattendue. Je l’écris au mois de juillet, alors que je suis en vacances dans les alpes avec ma compagne. Sans doute ce séjour m’a-t-il beaucoup inspiré, car non contant d’avoir bien entamé cette troisième nouvelle, je pose les premières lignes de Sacré distributeur.

L’existence de Sacré distributeur résulte en grande partie (sinon en totalité, pour être franc) du fait que je venais, quelques temps auparavant, de dévorer le fameux Guide du voyageur Galactique de Douglas Adams, qui est un ouvrage extrêmement comique. Par conséquent, je voulus m’essayer moi aussi, mais de façon très modeste, au comique, pour voir ce que cela pouvait donner. Dans celle-ci, que j’achève le 29 Juillet (elle pèse 3400 mots) alors que je suis de retour chez mes parents depuis trois jours, je me moque à cœur joie de deux savants de la planète Waxanatru qui ne sont même pas capables de reconnaître l’intelligence chez les humains qu’ils visitent, préférant sortir à leur égard une théorie plus que farfelue permettant selon eux d’expliquer plus ou moins leurs faits et gestes, alors que ceux-ci vont juste retirer de l’argent au distributeur automatique pour aller faire leurs courses, avec une petite morale au passage. Le message est clair (je vous rapelle que je suis scientifique de formation) : avant de pondre une théorie abraquadabratesque, tournez sept fois votre langue dans votre bouche (ou comment un grec dont je n’écrirais pas le nom a inventé les « épicycles » pour conserver la place de la terre au centre de l’univers…). Attention, cette nouvelle peut ne pas plaire à tout le monde. Il est à noter que l’idée sur laquelle se basait Sacré distributeur au début a légèrement variée au cours de sa réalisation. En effet, je souhaitais plus tôt dans un premier temps faire en sorte que les deux éléphants extraterrestres déposent sur Terre un faux distributeur qui testerait et analyserait les réactions humaines, alors qu’ils n’ont au final fait qu’observer et mettre en avant une théorie farfelue tendant à expliquer leurs observations.

Le fait qu’un peuple non humain interagisse avec l’humanité pour la tester n’est pas enterré pour autant puisque j’enchaîne dans la foulée l’écriture de Des céréales époustouflantes (pas encore publié sur ce site). Je ne voulais pas laisser tomber l’idée d’interaction, de test. Hors, lors de mon séjour de deux semaines à la montagne, j’ai mangé à plusieurs reprises des céréales, ne manquant pas de me remémorer le temps ou étant enfant je collectionnais ces joués que l’on trouve à l’intérieur des paquets. Dans mon esprit vint immédiatement la question (à l’étonnement de ma compagne qui elle, ne se l’était vraisemblablement pas posée) : « et si un enfant trouvait un de ces joués, mais que celui-ci avait été remplacé par des êtres mystérieux, dans un dessein tout aussi mystérieux ? » Ni une, ni deux : je joint tests et céréales dans la même nouvelle. C’est une toute petite nouvelle (2600 mots), qui se veut plus tôt inquiétante. La aussi, j’ai peu dormi, je vous assure, écrivant jusqu’à ce que la fatigue gagne enfin. La chute pourrait en surprendre plus d’un…

Comme je l’ai dit précédemment, l’été 2005 a été pour moi une vraie révélation car je goûtais enfin au plaisir d’écrire sans grandes contraintes : je me donne une idée, y réfléchit un peu (je pose des bases : le nom du héro, le ou les lieux d’action, quelques moments clefs, la chute,…) et mes doigts glissent facilement sur le clavier de mon ordinateur portable, libres. Il est à noter que l’acquisition dans ma vie de cet instrument a été très bénéfique : autant sur le plan professionnel que pour ma passion : l’écriture de nouvelles de SF. Je l’ai acheté lors de ma 5ème année post baccalauréat, avec l’argent d’une bourse que j’avais obtenue la même année. Pourquoi un tel investissement ?

Revenons à nos moutons. La série de nouvelles que j’écris dans la foulée me donna envie d’écrire encore plus. Les idées abondant tellement que j’étai contraint d’en écarter. Je les notais cependant dans un petit coin. Mais de vieilles idées ressurgissent parfois. C’est ainsi que le dernier jour du mois de juillet, une semaine avant de reprendre mes travaux scientifiques je débute Etrange planète. L’idée du début de cette histoire (le premier paragraphe en fait) remonte environ deux ans auparavant, lorsque je tentais d’écrire une nouvelle, m’arrêtant au bout de deux feuilles de papiers, par manque d’inspiration, et si ça arrive. Je n’ai pas retrouvé le texte original, qui a du se perdre, mais le fond est resté : un type se réveille, profondément endolori, sur une plage déserte, ne se souvenant plus de rien, sauf d’un nom : Frédano. Que lui est il arrivé ? L’histoire que je raconte dans ces 8100 mots environ a pas mal évoluée durant son élaboration. L’inconnu du début qui ne se souvient plus de rien devait même être un humain tout à fait normal, au départ ! Mais une nouvelle idée peut germer en cour d’écriture, laissant place à de profondes modifications…

Le temps passe, ma vie professionnelle étant très remplie et ne me laissant plus guère le temps pour la rédaction de nouvelles de SF : j’ai soutenu une thèse de physique fin 2007, puis ai postulé un an plus tard à un concourt pour un poste de maître de conférence, poste que j’occupe aujourd’hui.

Nous voila courant 2010. Pourquoi pas créer un blog et y déposer mes nouvelles ? C’est chose faites puisque vous êtes en train de me lire (cqfd ?). Mes vacances 2010 ont été très reposantes. Mais j’en ai profité pour rédiger 3 nouvelles : L’éveil par la peur des veilles (à la base elle était pour un concours, mais j’étais un peu hors sujet), elle est courte. L’histoire est contée à la première personne. Je ne peux pas vous révéler le contenu puisque c’est la chute qui est importante, mais vaguement : on comprend en la lisant que quelqu’un se fait torturer, mais qu’il accepte ceci comme une fatalité, puis il prend conscience qu’il peut changer tout ça… Limpide, non ? La deuxième nouvelle « La vérité cachée aux braves gens » est en fait une reprise d’un texte que j’avais écrite trois ans auparavant. L’histoire débute dans un univers un peu campagnard, ou des villages dirigés par des érudits sont situés dans des forêt entourées de Trolls. La magie existe et n’est détenue que par ces érudits qui oeuvrent pour le bien… De la fantasy me direz vous ? Allez jusqu’au bout, et la aussi vous serez surpris par la chute… Enfin mon troisième texte de l’été, « Copie conforme » met en place les personnages (Onttiliac, Isabella et Fredano) de la nouvelle Etrange planète. On comprend en la lisant ce qu’est le vaisseau-planète présent dans Etrange planète.
Début septembre 2010, c’est « le piège à pollueur » que je termine. 2100 mots, courte donc, dans la veine d’une série d’autres nouvelles que je veux succinctes : une idée ou deux, et une jolie histoire, qui peut parfois amener à réfléchir un peu ! L’idée de départ de celle-ci est farfelue, je vous l’accorde. Je me suis posé un jour de mes vacances estivales, alors que j’étais dans un champ à emplir mes poumons d’air pur, la question suivante : et si j’étais un végétal, qu’est ce que je pourrais bien ressentir ? Quel lien avec la science fiction ? Un peu de réalité virtuelle et zou !

Nous arrivons courant 2011 : et pas de nouvelles. J’ai un peu touché à une nouvelle de 8000 mots entammée depuis longtemps, mais je n’ai pas réussir à la finaliser. Ce sera pour une autre fois… Par contre, j’entame la série des courtes nouvelles (millier de mots) intitulé : prendre conscience du piège… Des bribes étalées sur le papier, on saisit ce qui se passe, et la fin doit encore plus surprendre que mes précédentes nouvelles…

1 commentaire à “1) Historique des nouvelles”


  1. 0 Aida 17 sept 2012 à 11:06

    J’ai lu quelques articles de votre site et j’ai remarqué quelques fautes. Je pense qu’il faudrait revoir la conjugaison de certains verbes. (Bescherelle)
    Voici une technique pour corriger les fautes => relire le texte à l’envers. Autrement dit relire chaque phrase en commençant par la fin.
    Bon courage pour l’écriture de vos textes.

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